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☽ Paroles murmurées : 81
☽ Sang versé : 95
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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Sam 14 Avr - 23:06
Mare Barrow

 
☽ Nom › Barrow, ton nom est connu dans ta ville natale; ton père est l'un des rare a être revenu vivant de la guerre. Bien qu'amoché et à moitié mort. ☽ Prénoms › Mare. Juste Mare. Mais pour les Silvers aujourd'hui, tu t'appelles Mareena Titanos. ☽ Age › Tes dix huit bougies viennent à peine d'être soufflées. ☽ Date de naissance › 17 Novembre 302 ☽ Lieu de naissance › Ta ville natale s'appelle Stilts ☽ Situation familiale › Tu es fiancée à l'un des princes de Norta. Le mauvais. Celui dont t'es pas amoureuse. ☽ Pouvoir  › Ton pouvoir est l'électricité. Tu peux générer la foudre. De véritable éclairs, aussi mortels que magnifiques. ☽ Célébrité empruntée › Lindsey Morgan

 
forte, impressionnable, rapide, effrayée, protectrice, drôle, fidèle, intelligente, naïve...
☽ Il n'y a pas si longtemps, tu volais pour vivre. ☽ Tu n'as jamais voulu rejoindre la Scarlet Guard. Pourtant, tu l'as fait pour ton meilleur ami Kilorn. Puis finalement, tu as commencé à te battre pour la cause. ☽ Ta hantise, c'est que tes frères meurent à la guerre. Voilà pourquoi tu as négocié leur libération auprès du roi et de la reine. ☽ Tu ne veux pas te marier. Cela ne fait pas partie de tes plans: pourtant, tu ne pourras pas y couper. Et ça te fait peur. ☽ Avant le queentrial, tu n'étais pas au courant pour tes pouvoirs. Maintenant que tu sais que tu en as, tu ne sais plus ce que tu es, ni qui tu es. Tu n'es pas totalement une Red, ni totalement une Silver. Tu es les deux, et tu déteste ça. ☽ Tu te demande de plus en plus si il existe des gens comme toi. ☽ Tu as essayé de t'échapper du palais royal, une fois. Cal t'as rattrapée, et t'as assommée avant même que tu ne puisses passer les portes. Mais tu n'es pas en colère contre lui: tu sais qu'il a fait ça pour te protéger. ☽ Tu ne supporte pas le silence. ☽ Parfois, tu as envie de tuer Evangeline, mais tu te retiens...Surtout parce que tu sais qu'elle risque de te mettre une raclée en deux secondes. ☽ Tu as des sentiments pour Cal, et tu ne sais pas quoi en faire. L'aimer n'est pas une bonne idée. Bien au contraire.
Derrière l'écran
☽ Pseudo IRL › écrire ici ☽ Age › écrire ici ☽ Comment as tu connu le forum? › écrire ici ☽ Il te plait? › écrire ici ☽ Un dernier mot? › écrire ici
 
©️️ Rinema


Dernière édition par Mare Barrow le Lun 16 Avr - 21:55, édité 1 fois
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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Sam 14 Avr - 23:07
In the fairy tales, the poor girl smiles when she becomes a princess. Right now, I don’t know if I’ll ever smile again.

 
T’as l’impression de tomber. De haut. T’as l’impression qu’une énorme massue t’es tombée sur le coin de la tête. T’as l’impression que ton monde, ton tout petit et ridicule monde, vient de s’écrouler à tes pieds. Tu dévisages Kilorn. Ton meilleur ami. Sa peau est livide, ses lèvres tremblent : pourtant, il essaie de rester digne. Mais tu peux dire qu’il a peur. Qu’il est presque sur le point de craquer. Et toi, t’as envie de pleurer, de frapper, de mordre, de déchiqueter. C’est qu’un coup du destin, finalement. Pas tu peux pas l’accepter. C’est trop gros. Tu veux pas que ça arrive encore une fois, et surtout pas à Kilorn. La guerre lui a pris tellement, lui a couté si cher : maintenant, elle est sur le point de le priver de sa vie, tout simplement. Et ça, tu peux pas l’envisager. Ni même y faire face. Alors tu t’avances, et il ne lève même pas la tête, ne te regarde pas. T’es sûre qu’il s’imagine déjà dans la tombe. « Kilorn », l’appelles-tu. Il ne réagit toujours pas. Alors tu attrapes délicatement son bras. « Kilorn », répètes-tu. Rien. Mais tu t’en formalise pas. Tu comprends. Toi-même, tu es déjà prête à partir à la guerre. T’as pas de boulot, c’est ton destin. Mais t’as eu le temps d’assimiler l’idée. Pas Kilorn. Kilorn, il avait sa vie toute tracée, un chemin à suivre, tout simple. Continuer à être formé par le pêcheur qui l’a employé, et puis reprendre le commerce, ou encore en fonder un tout seul. Seulement, son maître est mort. Et le voilà obligé de partir de battre. Alors qu’il était tout sauf préparé à ça. Alors effectivement, tu comprends qu’il se sente si coincé qu’il a l’impression de ne plus arriver à respirer. « On va trouver une solution. » Là seulement, il se décide à tourner son regard bleu pénétrant, vers elle. « Qu’est-ce que tu veux dire ? » Tu t’approches encore, les lèvres serrées et l’air déterminé. « Tu ne vas pas partir. Pas comme ça, et surtout pas là bas. » Kilorn ne semble pas te suivre. Il parait trop perdu. « Ce n’est pas comme si je pouvais rester ici, Mare. Ils vont me traquer et m’exécuter si je ne me présente pas là bas le jour de mes dix huit ans. » Tu le sais. Tu le sais parfaitement : les Silvers sont particulièrement intransigeants là-dessus. Mais tu as une solution de secours. Une seule. « Nous pouvons demander à la Scarlet Guard de te faire passer les frontières. » Kilorn parait de plus en plus surpris. Parler de la Scarlet Guard, surtout dans une place publique, est très risqué. Si des Silvers entendaient, ce serait la fin pour eux. Ils passeraient pour des traitres. Mais là, tout de suite, t’en a rien à faire. « Tu partirais pour ne jamais revenir, mais au moins tu serais en sécurité. » C’est dur de penser que tu ne verras plus Kilorn, mais au moins tu le sauras sain et sauf. Il voyagera, se trouvera certainement une femme et fondera une famille. Il aura la vie dont il rêvait, loin de la guerre et des ennuis. « …D’accord. Mais à une seule condition : tu viens avec moi. »

*** ***

Tu n’as pas dit oui à Kilorn. Mais tu n’as pas dit non, non plus. En vérité, tu ne sais pas encore si tu vas accepter. Partir avec Kilorn ne parait pas être une si mauvaise idée…Mais quitter ta famille ? Quoi que, dans le fond, lorsque tu partiras pour la guerre, là aussi tu seras séparée de ta famille. En tous les cas, il te faut de l’argent. Parce que t’es allée voir la Scarlet Guard : ils pourront faire passer les frontières à Kilorn…mais ça a un prix, comme pour tout. Et le prix en question est pire qu’exorbitant. Ça reviendrait à voler des choses qui pourraient te rapporter ce que d’ordinaire tu voles en un an : en une semaine. Une courte et misérable petite semaine. Autant dire que tu n’es pas vraiment optimiste. Mais pour la sécurité de Kilorn, tu serais prête à tout. Tes pas te mènent hors de la ville, mais pas trop loin. A quelques kilomètres seulement. C’est à ce moment là que tu entends le cheval. Les sourcils froncés, tu te caches derrière un arbre : il n’est pas étrange de voir des Silvers à cheval par ici. Mais seul ? Oh que si. Et surtout, laissant leur monture derrière eux et partant on ne sait où sans ses affaires ? Là encore, c’est étrange. Mais tu t’en moque. La selle posée sur le dos du cheval est magnifique, et brodée d’or blanc. Le propriétaire est riche, c’est évident. La réponse à tes prières ?! Peut-être. Sans doute. Furtivement, tu te rapproche du cheval. Il n’y a personne à l’horizon. Même l’animal ne semble pas vouloir bouger. Il te regarde et tu souris légèrement : il est absolument magnifique. Il doit valoir une vraie fortune d’ailleurs, parce qu’on voit qu’il est racé. Mais tu ne va certainement pas voler un cheval, ce serait beaucoup trop voyant !
Alors tu te penches plus sur ce qui se trouvent dans les petits compartiments, les poches accrochées à la selle. Elles ont l’air pleines, et tu en tires d’ailleurs quelques pièces d’or. Plus que tu n’en as jamais vues dans ta vie ! Les yeux brillants, tu souris encore plus : avec ça, tu pourrais même payer le droit d’asile de toute ta famille auprès de la Scarlet Guard !

Mais, alors que tu te prépares à mettre tout cet or dans ta poche : des doigts s’enroulent autour de ton poignet. Tu sursaute, et te retourne pour ensuite reculer d’un pas, prête à prendre la fuite. Tu cours vite, personne ne pourra te rattraper. Pas à pieds en tout cas. Mais la main qui te tiens est forte. Puissante. Ton regard se lève et croise deux orbes marron vert. L’homme devant toi est immense : il te dépasse au moins d’une tête. Et il est absolument magnifique. Magnétique. Un Silver, sans aucun doute. Il n’a pas l’air en colère, bien qu’il t’ai prise la main dans le sac. Littéralement. Ses sourcils s’arquent un peu, comme si il était surpris que tu ne te débatte pas plus que ça. Que tu ne clame pas le pardon, ou ton innocence. « Voleuse », dit-il simplement. Ce n’est pas une accusation, mais un fait avéré. Mais le ton un peu étonné qu’il emploie te fait lâcher une sorte de rire maladroit. « Apparemment. », réponds-tu avec aplomb. N’importe quel Silver t’aurait déjà coupé une main pour avoir essayé de le voler. Et puis, il t’aurait traduit en justice, et certainement faite mettre à mort. C’est ce qui arrive aux Reds accusés de vol. Ce n’est pas une pratique peu courante, voilà pourquoi ta mère n’a jamais aimé que tu voles. Mais contre toute attente, l’homme sourit. Il sourit, ce qui rend son visage encore plus attirant : comme si c’était physiquement possible. Puis il lâche ton poignet, que tu ramène immédiatement contre toi, tout en le regardant se pencher. Les pièces d’or que tu tenais entre tes doigts sont tombées quand il t’as attrapée, et une fois ramassée, il te les tend. Là, tu te figes. Est-ce que c’est une blague ? Un piège ? C’est forcément un piège. Alors tu ne fais rien, te contentant de le regarder, le cœur battant la chamade. Tu n’es jamais restée seule avec un Silver comme ça. Et surtout pas un Silver aussi riche, n’ayant eu affaire qu’à de simples soldats. Et comme il voit que tu ne bouges pas, il pousse un petit soupir, attrape à nouveau ta main -de manière plus douce cette fois-, et il dépose les pièces dans ta paume, refermant ensuite tes doigts. « Pourquoi ? », est la seule chose que tu arrive à demander. «…Parce que tu as l’air d’en avoir plus besoin de cet argent que moi. » En temps normal, tu lui aurais balancé l’argent à la figure en lui hurlant que t’as pas besoin de la pitié d’un Silver, sachant que c’est de leur faute si vous les Reds, vous êtes pauvres de base. Mais là, le fait est que t’as réellement besoin de cet argent. Pour Kilorn. Alors tu ravales ta fierté, ton égo et tu acceptes sans broncher. « Merci », dis-tu en reculant d’un pas encore une fois. Sauf que là, il te laisse partir. Tu tournes alors les talons, avant d’entendre les bruits de pas d’un cheval tout près de toi. Etonnée, tu fais volte face, pour voir le Silver te suivre. Pourtant, il est resté à pieds, tenant son cheval tout près de lui. « Mais qu’est-ce que vous… » Son sourire magnifique et hypnotisant t’empêche de terminer ta phrase. « Tu vis à Stilts, n’est-ce pas ? Il fait bientôt nuit, et ce ne serait pas prudent pour toi de marcher jusqu’à là bas toute seule. » Encore une fois, l’envie de le rembarrer te démange. Mais tu ne sais pas pourquoi, tu n’y arrive pas. Alors tu hausses les épaules, te remettant à marcher normalement. « Si vous arrivez à me suivre, faites ce que vous voulez. » Et il y arrive. A suivre ta cadence. Avec facilité, même. Il marche à tes côtés, ne cherchant pas forcément à faire la conversation. Du moins, pas avant que tu n’entendes encore sa voix te dire : « Au fait, je suis Cal. » Cal. Tu n’as jamais entendu parler de lui. Tu ne réponds pas, alors qu’il semble attendre. Et, au bout d’un moment, tu craques sous le poids de son simple regard.  « Mare. Mare Barrow. » Il sourit et une fossette creuse sa joue. « Ravi de te rencontrer, Mare Barrow. »

***

Le palais est magnifique. De toute façon, tu t’y attendais. Tout semble être fait de verre, ce qui rend la beauté de l’architecture, quasi irréelle. Mais d’un autre côté, on en ressent la robustesse et la force se dégager des quatre coins des murs. La chose qui te frappe également, c’est le monde qui y fourmille. Pas des Silvers, évidemment : des Reds. Tous esclaves. Rémunérés avec un salaire de misère. Perdus et brimés, à peine considérés comme des meubles, ils s’affairent un peu partout dans les immenses pièces. Tous sont en effervescence, aujourd’hui. Tu n’as pas mis longtemps avant d’être briefée : Le Queenstrial se déroulera dans quelques minutes. Cette cérémonie, évidemment que tu en as déjà entendu parler, même au plus profond de ton patelin. C’est donc aujourd’hui que sera choisie la nouvelle Reine. Celle qui gouvernera avec le Prince héritier, une fois qu’il aura accès du trône, à la mort de son père. Pressée par la jeune femme qui t’as prise en charge à ton arrivée, tu avances jusqu’à la salle de bal, où se déroule les premières épreuves du Queenstrial. Tu entends déjà les acclamations, les cris et les applaudissements : cette cérémonie ne se passe qu’une fois par générations, et ça te fait bizarre de pouvoir y assister. Tu commences à servir l’eau, le vin, l’alcool. Et ton regard dévie une fois de plus sur la famille royale. Il y a le Roi, droit et fier. La reine, froide comme la glace. Le fils cadet, à l’air doux et inoffensif. Mais tes yeux se concentrent malgré eux sur le prince héritier. Il regarde les femmes se succéder devant lui avec une grande concentration, un sérieux infini. Et ton cœur se serre, autant qu’il s’emballe. Cal. Cet homme, rencontré seulement hier. Il t’as donné son or, t’as raccompagnée et t’as offert un emploi : évidemment, tu aurais dû te douter qu’il n’était pas seulement riche. Qu’il était beaucoup plus. Mais le Prince Héritier ?! Non, ça tu n’aurais jamais pu le croire. Pas avant de le voir. Finalement, vos regards se croisent et tu as l’impression que le monde entier disparait. Il est magnifique, et il serait tellement facile de te perdre dans la force de son regard. Puis une main attrape ton bras, te forçant à détourner tes yeux du prince. Un homme, de la noblesse, te fusille du regard. Son verre dans sa main libre, il semble attendre que tu le serves, et tu te retiens de lui verser l’intégralité du contenu de ton pichet dans la figure. Pourtant, tu te contente de faire ce pourquoi tu es là. Tu viens gagner le peu d’argent qui va ensuite être envoyé à ta famille : pour au moins, subvenir à leurs besoins. Ce n’est qu’après quelques minutes que tu la vois s’avancer. Evangeline Samos. Elle te fait penser à la reine. Une femme magnifique aux airs innocents : mais ces yeux montrent combien son âme semble glacée. Elle arrive devant la famille royale, leur fait la révérence et se place face à la jeune femme qu’elle est censée affronter. Tu es censée continuer de travailler, mais tu ne peux t’empêcher de regarder. Deux femmes sont sur le point de se battre pour un homme. Pour un royaume. Et le combat commence. Evangeline a clairement le dessus, grâce à son pouvoir. Mais tu ne t’attendais pas à ce qui arrive. Absolument pas. Tu ne t’attendais pas à voir le regard d’Evangeline se poser sur toi. A voir son sourire machiavélique. Et là, avec un simple geste de la main, elle envoie une barre métallique sur toi. Tu vois l’arme improvisée foncer dans ta direction, et la seule chose que peux faire, c’est te protéger avec tes bras. Usant de ton réflexe pour survivre -sachant que c’est tout de même impossible-, tu lâche la pichet qui était encore dans tes mains, et lève tes paumes, cachant ton visage. Ton cou. Les parties les plus sensibles et fragiles de ton corps. Seulement, la barre ne t’atteint pas. Jamais. Surprise surtout par les exclamations et le halètements étonnés, tu ouvres les yeux. La barre est loin de toi, sur le sol. Calcinée. Et Evangeline est encore là, à  seulement quelques mètres de toi, les yeux écarquillés. Et derrière elle, un mur brûlé. Pas par le feu. Par de l’électricité. Par un éclair. Ou des éclairs. Fébrile, tu regardes tes doigts tremblants. Ils ont l’air totalement normaux, si ce n’est pour les petits éclairs qui sillonnent encore tes doigts. Ta vision se brouille. Ton cœur semble être sur le point de littéralement exploser. C’est de ta faute. Ces éclairs, ils viennent de toi. Instinctivement, tu te redresse et recule d’un pas. Vaguement, tu entends le Roi ordonner que l’on t’attrape et Evangeline commence déjà à s’avancer vers toi. Plus menaçante que jamais. Là, tu sais que t’es perdue. Alors tu fais la seule chose que tu as appris à faire dès l’enfance : tu cours.

Tes poumons brûlent presque, mais tes jambes te portent encore alors que tu parcours les couloirs à toute vitesse. Forte et rapide, tu as réussi à distancer Evangeline et les gardes sans aucun effort. Les éclairs sont partis depuis un moment, mais tu essaies de ne pas y penser. Parce que c’est trop étrange. Trop irréel. Trop impossible à envisager. Et enfin, tu atteins l’extérieur. Du palais seulement. Tu n’as pas encore passé les barrières. Les parois de verre, semblables à la plus pure et la plus dure des glaces.Il faut que tu passes ces barrières. Il faut que tu les franchisses, pour pouvoir atteindre la forêt. Là, tu auras encore plus d’occasions de distancer les Silvers. Tu pourras même sans doute pouvoir faire une pause, pour souffler. Mais pas maintenant. Tu peux pas encore. Alors tu continues à courir. Tu entends les hurlements derrière toi, te sommant de t’arrêter. T’ordonnant de te rendre. Désolée, mais non. Tu te rendras pas. Parce que tu vas te faire tuer, et tu le sais. Quelques secondes s’écoulent, et tu vois enfin les barrières de verre, immenses fenêtres inviolable se dessiner devant tes yeux. Tu ne pourras pas les passer comme ça, en fonçant juste dessus. Alors, tu regardes tes doigts, ne ralentissant pas pour autant l’allure de ta course : et tu pries. Tu pries pour que les éclairs reviennent. Qu’ils fassent fondre ou qu’ils brisent le verre. Qu’ils lui ouvrent la route. Mais rien. Rien ne se passe. Paniquée et perdue, tu t’arrête là, à bout de souffle. Par où passer, si tu ne peux pas les briser ?! L’esprit tourmentée et la tête qui tourne, tu regarde dans toutes les directions : tu cherches une échappatoire. Une sortie de secours. Mais encore une fois : Rien. Puis tu sens une présence derrière toi. Sauf que tu n’as pas le temps de te retourner, parce que le souffle viens à te manquer encore plus. Portant une main à ta gorge, tu suffoques, comme si de la fumée était en train de te vriller la gorge. Sauf qu’il n’y a pas la moindre fumée, ni le plus petit feu. Et, alors que tu allais perdre connaissance, dériver dans l’ombre glacée, tu sens deux bras s’enrouler autour de ta taille. Puis une voix, à ton oreille. « Je suis désolé, Mare. » Cal.


***

Le verdict est tombé. Tu seras pas exécutée. Tu ne sais pas trop si tu dois t’en sentir soulagée, d’ailleurs. Parce que l’autre option semble tellement pire : tu sors tout juste d’une audience avec le roi, la reine et les deux princes. Le couple royal à statué sur ton sort. Tu devras rester au palais, aussi longtemps qu’il le faudra. Tous les témoins présents dans la salle de bal ont vu tes pouvoirs, et te prennent pour une Silver. Donc, la reine a émit le souhait de leur donner ce qu’ils veulent : faire de toi une Silver. Elle avait même une histoire toute prête à te servir sur un plateau d’argent. Tu serais Mareena Titanos, fille d’un héros de guerre tombé au combat. La dernière de ta lignée, perdue dans le chaos et recueillie par une famille de Reds. Tu aurais été élevée dans le village par cette fameuse famille, loin des tiens. Tu serais une princesse perdue, mais certainement pas déchue. Ah, et elle t’as fiancée, aussi. A Maven, prince de Norta et demi-frère de Cal. T’as essayé de refuser. Mais ce n’est pas comme si t’avais ton mot à dire face au roi et à la reine. Alors t’as accepté, en échange d’une chose simple, qui compte plus que ta propre vie : tu as demandé que tes frères soient rapatriés chez eux et qu’ils ne soient plus jamais convoqués pour se battre. De même que pour Kilorn. Et le Roi a accepté sans hésiter, comme si le fait de perdre quarte soldats n’était rien pour lui. Sans doute parce que c’est le cas, dans le fond. Alors, c’est maintenant avec le cœur plus léger que tu te laisses conduire jusqu’à ta chambre par Lucas, le garde du corps que l’on t’as assignée. Tu ne sais peut-être pas quand est-ce que tu vas pouvoir partir -si un jour ils te laissent partir, s’entend-, mais au moins, tes frères et ton meilleur ami sont en sécurité. Et ça, ça vaut absolument tout.

 
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Dernière édition par Mare Barrow le Sam 21 Avr - 19:47, édité 8 fois
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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Lun 16 Avr - 2:15
y s’en fait pas d’plus belle que toi. I love you I love you
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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Lun 16 Avr - 18:47

j'ai l'droit de t'aimer d'amour alors que t'es fiancé ou pas?

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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Mar 17 Avr - 1:36
MAIS OUI T’AS L’DROIT.
peu importe à qui j’passe la bague au doigt, t’es ma seule vraie.
on a qu’à faire un échange de coeur, ça sera tout comme des épousailles.
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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Mar 17 Avr - 9:08
Au pire on a qu'à se marier en secret, et voilà

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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Mer 18 Avr - 12:26
au pire c’le meilleur plan du monde ça.
la foudre et le feu comme roi et reine serait so hot.
OK GO ON L’FAIT.
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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Mer 18 Avr - 18:30
mare current mood:

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Message anyone can betray anyone ♦ écrit Jeu 19 Avr - 3:17
j'toute la nuit pour t'écouter bébé, puis toute la matinée pour t'montrer comme j't'aime aussi.
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